“The bunker” (2001) : quand la folie devient meurtrière
Dans la catégorie des films passés inaperçus, je vous invite à regarder un bien singulier film d’horreur. Enfin, film d’horreur, c’est vite dit. Car si le film est conçu, mis en scène et filmé comme un film de ce genre, il se révèle en fin de compte un film purement dramatique, pour ne pas dire tragique. A certains moments du film, on pense même avoir affaire à un film fantastique par l’entremise de scènes inquiétantes de réapparitions de défunts…
Sans dévoiler l’intrigue, l’histoire se passe en 1944 et met en scène un groupe de sept combattants allemands pensant être encerclés d’ennemis. Ils se réfugient dans un bunker, et c’est là que le cauchemar commence. Le bunker est en effet occupé par un bien étrange gardien, un vétéran de la guerre 14-18, Mirus, qui plonge sans tarder nos combattants dans l’ambiance en leur racontant la légende du coin. Une légende selon laquelle le bunker serait construit à proximité d’un ancien village où des siècles plus tôt, des atrocités auraient été commises contre les malheureux pestiférés à l’époque de la Grande Peste…
Mirus semble vouer en fait aux couloirs labyrinthiques du bunker une fascination morbide, que la perte de son fils durant la guerre ne semble guère devoir arranger. Nos pauvres bougres vont tenter de trouver le sommeil tout en assurant une garde alternée, mais ils n’y parviendront jamais… Car la folie des lieux, les mises en garde troublantes du vieux fou et surtout l’ambiance générale (la guerre avec son lot d’horreurs) vont peu à peu plonger nos amis dans une folie contagieuse ! Ils s’aventureront tour à tour dans les tunnels sombres du bunker pour y être assaillis de visions épouvantables qui leur feront perdre la tête et les plongeront dans une folie meurtrière contagieuse…
Vous l’aurez compris, “The bunker” est un huis-clos étouffant qui testera votre résistance à la claustrophobie par une mise en scène au réalisme effrayant. Côté acteurs, beaucoup d’implication, des gueules de l’emploi bien trouvées, pas de fioritures, tout ceci valorisé par des plans lents et toujours adaptés à la situation, et des dialogues courts et précis. Bref, rien à redire.
Personnellement, je ne connaissais pas le réalisateur, Rob Green, et parmi les acteurs, seul Jason Flemyng est relativement connu par rapport à autres (on le trouvera dans l’excellent “Mirrors” d’Alexandre Aja, “le transporteur 2″ ou “Spice World”).
“The bunker” : ma sélection de la semaine !!
[...] The bunker – Drame/horreur – 16/20 [...]