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“Red Faction Guerilla” : pour les amoureux du BTP, ce jeu est pour vous !

Dans la catégorie “jeu-bourrin-voire-très-bourrin-voire-très-très-bourrin-tout-en-étant-très-fun”, “Red Faction Guerilla” se situe probablement dans ce qui se fait de mieux en ce moment !
Sorti en 2009, ce jeu développé par l’excellent studio Volition, déjà à l’origine des premiers opus de Red Faction qui avait déjà enthousiasmé son monde à l’époque, notamment le premier, mais aussi des Saints Row 1 et 2  , préfigure clairement l’avenir du jeu vidéo.

Avant toute chose, c’est un GTA-like qui se situe dans la veine de jeux récents dont l’action se passe sur d’énormes maps de plusieurs km carrés sur lesquelles on peut pratiquement faire ce qu’on veut : Far Cry 2, Borderlands, Fallout 3, Just Cause, Mercenaries 2 l’enfer des Favellas, la série des GTA, Saints Row, etc… Car il est clair qu’avec la puissance toujours plus grande des plates-formes et serveurs de jeux (consoles, PC, on-line massivement multi-joueurs), le GTA-like est une formule qui va se généraliser dans les jeux d’action, de shoot ou de rôle (ces trois genres s’interpénétrant de plus en plus du reste).

Pour l’aspect gameplay, Red Faction Guerilla (RFG) est un jeu de tir à la troisième personne. Ce choix apparaît judicieux du fait de décors ouverts (et beaux) et surtout de l’intérêt même du jeu qui respose avant tout sur une destructibilité COMPLETE des décors. En effet, une vue en FPS ne restituerait pas les mêmes sensations, ce mode de vue devant plutôt servir des jeux au gameplay nerveux, généralement axé sur le shoot seul et non la découverte de grands espaces.

Le second point qui me fait dire que RFG est l’archétype du jeu du futur, c’est son moteur physique particulièrement monstrueux d’efficacité, le fameux Geo-Mod, qui permet la destruction physique intégrale de tout élément de décor qui vous tombe sous la main. Dès les premières minutes de jeu, armé d’une masse qui est l’outil essentiel du mineur en rébellion que vous incarnez, vous détruisez bâtiments, installations, tours, centrales, ponts, voitures, antennes, portails, barrières, superstructures… tout y passe ! Bien sûr, vous pouvez également utiliser explosifs télécommandés ou roquettes pour parvenir aux mêmes fins. Dans tous les cas l’effet est proprement épatant et jubilatoire par moments. Franchement, quel plaisir après une journée de travail harassante que de pouvoir éclater à coups de masse un énorme bâtiment rien que pour embêter les types de l’EDF !

Ah oui, l’EDF ! Pas électricité de France, mais “Earth Defense Force” : il s’agit de la société qui dirige la prospection minière de Mars et qui s’est transformée au fil du temps en pouvoir répressif pour ne pas dire dictatorial envers les mineurs. D’où le scénario, assez basique : vous devez libérer Mars (contituée de six zones) de l’emprise de l’EDF en attaquant leurs installations ou points stratégiques (à coups de masse de préférence !), mais aussi en détournant leurs véhicules, volant leurs données, neutralisant leurs convois, etc…

Pour accomplir toutes ces missions, vous disposez de très nombreux types de véhicules, du simple triporteur à l’énorme camion-benne, très pratique pour raser des bâtiments entiers ! Les armes, en dehors de la masse sur laquelle repose le jeu tout entier, sont très conventionnelles : fusils d’assaut, pistolets, lance-roquettes, rien de bien folichon à ce niveau. On appréciera quand même de pouvoir les up-grader aux différentes planques de la rébellion réparties à peu près uniformément dans toutes les zones du jeu.

RFG est donc basé sur la liberté d’action et le choix des missions (fort nombreuses), et la destruction massive des éléments de décor (bâtiments principalement). J’ai encore du mal à appréhender la durée de vie de la campagne solo (à titre d’information, j’ai libéré au moment où je rédige cet article  deux zones sur six, ça m’a pris sept à huit heures, mais en étant loin d’avoir fait toutes les missions possibles). A vue de nez, je pense qu’on peut tabler facilement sur 30 à 50 heures de jeu !

Quant aux graphismes, rien à redire : ils sont classiques, beaux et immersifs : vous vous déplacez sur Mars, n’oubliez pas, et le paysage est constitué de plaines rocheuses et un peu arides. Les bâtiments, les camps ou installations de l’EDF, les postes de guerilla ou les très nombreux figurants (PNJ) sont réalistes, ce qui renforce le sentiment d’immersion et finalement le plaisir de jouer.

Si vous aimez vous défouler, ce jeu est pour vous !

février 11, 2010 Publié par | Jeux vidéo | , , | Laisser un commentaire

   

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