Funwizard fait son cinéma

ici on parle cinéma de genre, jeux vidéo…

“Sunshine”, signé du génial Danny Boyle

sunshineEn 2007, Danny Boyle signe, dans un registre qu’on ne lui connaissait pas, un film de science-fiction proprement hallucinant : “Sunshine”. Jusque là, Danny Boyle était plutôt connu pour avoir réalisé le remarquable film d’horreur “28 jours plus tard” (vus savez, ce film où une infection se répand sur l’Angleterre en transformant en enrageux furieux tous ceux qu’il infecte) et surtout “Trainspotting” (1996), cette comédie noire déjantée nommée aux Oscars. On doit aussi citer “La plage“, film d’action surprenant ménant en scène Leonardo Di Caprio et notre belle Virginie Ledoyen (2000). Danny Boyle est désormais très connu pour “Slumdog Millionaire”, qui remporté la bagatelle de 8 oscars en 2009.

Pour en revenir à “Sunshine”, quelle surprise !  Ce film de SF, avec en acteurs principaux, entre autres, Cillian Murphy (déjà acteur vedette de “28 jours plus tard”) et la jolie Rose Byrne, est un véritable plaidoyer pour le courage et le sacrifice avant tout. Le résumé : une équipe de scientifiques à bord d’un vaisseau spatial part à la rencontre de notre bon vieux Soleil, menacé d’extinction sous quelques décennies, pour lui injecter un bon paquet de bombes nucléaires. Une première expédition avait échoué, et cette seconde expédition réussira… mais à quel prix !

Le scénario est classique, et on pouvait s’attendre à un “Armageddon” (Bruce Willis) de plus, bref, à un bon film d’action teinté de SF. Mais la comparaison s’arrête là ! Désolé Michael Bay : tu n’auras jamais le génie et la sensibilité de Boyle ! En effet, “Sunshine” est avant tout une formidable aventure humaine, émouvante, tragique. Doté d’une bande-son magnifique, le film sidère par une mise en scène redoutable, la fragilité de ses acteurs, étonnament humains et en lutte constante pour ne pas sombrer dans la folie, et la dimension spirituelle du message (l’homme se retrouvant face-à-face avec ce qui peut être considéré comme son créateur : le Soleil). En ce sens, “Sunshine” s’apparente à une quête initiatique, un voyage quasi religieux, dont on ne peut sortir indemne au bout du compte, que ce soit pour les acteurs ou le téléspectateur lui-même.

Ce genre de film est de ceux qui remuent les tripes et nous forcent à réfléchir un peu sur notre condition humaine, nos peurs, nos fantasmes, nos capacités, nos limites.

juillet 16, 2009 Publié par | Films de science-fiction | , , | Laisser un commentaire

“Starship Troopers”, quand les insectes veulent notre peau…

starship-2starship-1En 1997 (déjà treize ans !) sort “Starship Troopers”, réalisé par le sulfureux Paul Verhoeven, hollandais, spécialiste des films à sensations que ce soit en science-fiction (“Robocop”, “Total Recall”…), thriller (“Basic instinct”) ou drames (“Showgirls”).

“Starship Tropers” reste pour moi un film à part dans l’univers de la science-fiction, pour plusieurs raisons. Ressemblant quasiment à une bande dessinée sur pellicule, le film vaut par son approche caricaturale de la guerre, en l’occurence contre d’affreux et très agressifs arachnides (sortes d’araignées géantes), avec son cortège de phrases à emporte-pièces et sa galerie d’acteurs beaux comme des souliers neufs. Car côté distribution, on est servis ! Avec des Denise Richards, belle en diable (“Sex Crimes”), Dina Meyer, séduisante comme toujours (“Stranger than fiction”, “Saw2″) et autres CasperVan Dien (qui malheureusement après ce film n’a pratiquement plus fait que des films pour la télévision), on est bien en peine de ne pas ressentir un minimum de sympathie pour cette bande de copains qui s’engagent dans l’armée pour défendre l’avenir de la galaxie contre les arachnides.

L’ambiance du film peut paraître carrément fascisante par moments (celà a été reproché à Verhoeven) avec les uniformes militaires, le symbole de l’aigle et les saluts très… hitlériens. Chacun se fera son idée sur la question, mais le moindre qu’on puisse dire, c’est que notre hollandais a le sens de la mise en scène et de l’action. Car du début à la fin, le rythme ne faiblit jamais, et les combats contre les méchantes bestioles, les explosions et cris de terreur s’enchaînent sans relâche dans une débauche quasi jubilatoire de sang et de violence à laquelle, il faut bien le dire, Verhoeven nous avait déjà habitué (“Total Recall” est très ressemblant en ce sens).

Acteurs et actrices esthétiques, action incessante, effets spéciaux du tonnerre (la scène du scarabée géant et surtout celle de l’invasion de la base par des milliers d’arachnides sont frappantes de réalisme !), humour noir et violence très gore, du très bon Verhoeven, à n’en pas douter !

mai 3, 2009 Publié par | Films de science-fiction | , , , | Laisser un commentaire

   

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